Maroc-France: Ces nouvelles pistes de partenariat

Maroc-France: Ces nouvelles pistes de partenariat

36 groupes du CAC 40 et près de 750 filiales d’entreprises françaises opèrent au Maroc. Plus de 1.000 entreprises marocaines ont un lien capitalistique, technique ou humain significatif avec l’Hexagone… Pour pousser plus loin les possibilités de coopération, la CFCIM organise le Forum de partenariat. Le président de la Chambre de commerce, Jean-Marie Grosbois, analyse les potentiels encore possibles.
– L’Economiste: Le Forum France-Maroc accueille 60 entreprises françaises… Quelle sera la particularité de cette édition?
– Jean-Marie Grosbois: Cette édition s’inscrit dans la continuité avec une forte présence d’entreprises françaises, une soixantaine au total, qui représentent trois grands secteurs d’activité (industrie, transport, infrastructures). La nouveauté réside aussi dans cette volonté affichée de mener une forte coopération entre la Chambre française de commerce (CFCIM) et Ubifrance, d’un côté, et Maroc Export et la CGEM, de l’autre. Le Forum de partenariat France-Maroc sera aussi l’occasion de démontrer que les institutions sont prêtes à travailler ensemble pour le bien du Maroc qui vise à devenir une terre de développement industriel.
Bien évidemment, chacun cherche à faire son business. Mais lorsque l’on fait du business dans une démarche groupée et
structurée, c’est encore plus important et fructueux.
– Quel rôle de relais stratégique peut jouer le Maroc auprès de la France dans l’approche triangulaire avec l’Afrique?
– Le Maroc a un rôle important de plateforme multipolaire à jouer. Il y a d’abord un rôle à jouer dans l’encadrement des ressources et des entreprises dans le Sud. Il y a d’ailleurs un gisement de main-d’oeuvre qualifiée au Maroc… S’y ajoute le potentiel énorme en termes d’implantations d’entreprises et d’initiatives communes.
– Comment décliner concrètement le business et les IDE en Afrique et à travers la plateforme Maroc?
– C’est là où réside toute la logique du partenariat entre la CFCIM et Maroc Export. L’idée est d’évaluer les besoins et potentiels des entreprises françaises et marocaines à l’export en Afrique subsaharienne. Le Maroc a des points forts  dans ce sens avec des expériences concluantes dans plusieurs secteurs (immobilier, finance-banque, télécoms,BTP…). La France a également de nombreux atouts. Tout l’intérêt consiste à examiner les possibilités d’y aller ensemble. Et cette logique commence à arriver aux oreilles des chefs d’entreprises françaises. Il est clair que l’appui d’un partenaire aussi stratégique que le Maroc sur un positionnement géographique aussi intéressant est un argument fort de cette approche triangulaire.
– La nouvelle stratégie industrielle du Maroc devra aussi donner un nouvel élan à la coopération?
– Absolument. D’ailleurs, le modèle de parcs industriels tels que développés par la Chambre française de commerce et d’industrie est un exemple que nous mettons au service de l’Etat marocain. Nous ne sommes pas propriétaires de notre succès, mais propriétaires de l’envie de monter ensemble quelque chose.

– Où résident aujourd’hui les relais de croissance et les secteurs à fort potentiel ?
– Tout prête à croire que l’industrie automobile devrait prendre plus de place. Pareil aussi pour l’industrie aéronautique. Il y a aussi les industries métallurgiques qui ont du potentiel. Mieux encore, on pourrait concevoir que ce qu’on appelait à un moment le Mieux-vivre en France ou le Mieux se nourrir a toute sa place au Maroc. Il y a aussi un énorme potentiel et des opportunités dans l’industrie alimentaire puisque les habitudes et modes de consommation sont en train de changer. Dans le concept de «Mieux se nourrir», il y a un potentiel induit à travers la grande distribution. L’industrie pharmaceutique et la santé recèlent aussi de nombreuses opportunités. Pareil pour l’immobilier et le BTP. C’est dire qu’il y a non seulement des besoins, mais aussi une nécessité de monter en gamme en termes de qualité, de bien-être et d’attentes des consommateurs.
– Quels sont les défis et les limites de cette coopération côté marocain?
– Certes il y a des freins que tout le monde connaît, notamment le code du travail, le droit des affaires, le coût  logistique… Mais ce n’est pas tant ce qui empêche les investisseurs d’opter pour le Maroc. Je pense que plus il y aura d’investisseurs et de sociétés créées, plus ces problèmes seront résolus. Ce sont la demande, l’investissement et les emplois créés qui finiront par éliminer ce type de problèmes.

– Quels sont les secteurs représentés par la délégation de patrons français?
– Il y a trois principaux secteurs (industrie, transport et infrastructures) avec une trentaine d’entreprises. S’ensuivent l’habitat et la santé (15 entreprises) ou encore les TI et les services (11 entreprises). Au total, nous aurons 56 entreprises de l’Hexagone face à 300 sociétés marocaines. Le ciblage sectoriel a été opéré en cohérence avec la stratégie économique du Maroc. Mieux, la sélection des entreprises françaises n’a pas été faite en fonction des intentions des opérateurs, mais plutôt sur la base de la nature de leurs activités et de la maturité de leurs projets au Maroc et en Afrique. Quant au ciblage des sociétés marocaines, il a été mené en collaboration avec Maroc Export.

 

Source : www.leconomiste.com

21 mai 2014 / Non classé

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